Après Strasbourg en 2024, la seconde édition des Mobilités du Quotidien qui se tenait du 6 au 8 février à Annemasse à l’initiative d’Objectif RER métropolitains a connu un nouveau succès avec 350 participants venus des quatre coins du territoire ; elle a confirmé l’immense mobilisation qui traverse le pays en faveur des projets de RER en régions également appelés SERM du nom de la loi votée fin 2023.
Le choix d’Annemasse a braqué les projecteurs sur une ville desservie par 4 des 6 lignes du Léman Express, premier RER français en régions et dernier-né des RER suisses, qui fait figure d’exemple à suivre.
Le programme de ces journées a fait une large part à l’échange d’expérience et au débat autour d’une trentaine d’événements, d’une centaine de contributions ou de prises de parole et du premier salon jamais consacré à ces sujets.
L’évaluation de la loi SERM un an après son adoption avec les parlementaires qui ont porté ce texte a permis de mesurer le chemin parcouru : une mobilisation transpartisane de plus d’une centaine de grandes collectivités, 24 projets pré-labellisés à l’été, les études engagées pour obtenir la labellisation définitive, souvent avec la Société du Grand Paris, la nécessité d’une nouvelle tranche de labellisation qui pourrait porter à 30 le nombre total des sites.
La mesure de financement adoptée définitivement par le Parlement la semaine dernière, le versement mobilité régional, a alimenté les débats :
-elle permet de financer une première vague d’actions, et notamment supprimer les creux d’offre à coût marginal sur un grand nombre de sites d’ici 2027,
-la forme de cette mesure de financement, unilatérale et non-affectée, n’est pas sans risques pour les projets SERM et peut s’avérer excluante pour certains projets, sans parler de l’Outremer oublié,
-elle doit être vue comme l’un des éléments du panel de ressources mobilisables qui permettra de tracer une trajectoire de financement des SERM, lors de la conférence de financement prévue au printemps.
Les travaux menés en ateliers ont permis d’approfondir plusieurs problématiques centrales du déploiement des RER en régions à la lumière de l’expérience du Léman Express :
–les questions d’intermodalité : tarification et distribution, gares et les pôles d’échanges, le train + vélo sous ses différentes formes, la desserte des zones d’activité et le dernier kilomètre,
–le thème ferroviaire a plus spécifiquement été traité sous l’angle des renforcements de capacité, mais aussi du recours potentiel aux systèmes trams-trains et au ferroviaire léger. Un panorama de ces systèmes en service en Europe a été présenté accompagné d’une première analyse des potentialités nouvelles en France.
Les six projets SERM de la Région Auvergne-Rhône-Alpes ont été présentés par les collectivités qui les portent conjointement avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes : le SERM de l’Agglomération Lyonnaise avec SYTRAL Mobilités, le SERM Grenoblois avec le SMMAG (Syndicat Mixte des Mobilités de l’Aire Grenobloise), le SERM stéphanois avec Saint-Étienne Métropole, le SERM clermontois avec le Pôle Métropolitain Clermont-Vichy-Auvergne, le SERM chambérien avec le Syndicat des Mobilités de l’Ouest Savoyard, le SERM du Genevois Français avec le Pôle métropolitain du Genevois français.
Le succès de ces JMQ 2025 est aussi à mettre au crédit du partenariat noué par Objectif RER métropolitains avec les acteurs du Genevois français et quelque 40 collectivités, industriels et associatifs impliqués dans l’événement.



